Café théo: la virginité est-elle une valeur?

le 06/03/2013

Bonjour,

Le café théologique du mercredi 6 mars à 17h30 aura comme sujet :

« La virginité est-elle une valeur ? »

Le référent sera M. Pierre Caron, diacre et gynécologue à l’hôpital du Havre.

La séance a lieu au café Saint-Saëns, 120 rue du Général Leclerc à Rouen (derrière le théâtre des Arts).

La formulation de la question, notamment l’utilisation du verbe être et non pas du verbe avoir (« la virginité a-t-elle une valeur ? ») oriente le débat vers la virginité comme valeur humaine, sociale, spirituelle, voire religieuse (nous sommes bien au café théo), et non pas une valeur marchande. Mais sans doute vaut-il la peine de le mentionner : la virginité (surtout féminine) a longtemps eu un prix, une valeur d’échange. Qu’on songe aux mariages arrangés, à la prostitution tarifée, etc. D’ailleurs, encore aujourd’hui, les media parlent de certaines jeunes femmes qui « vendent » leur virginité pour payer leurs études ou partir en voyage… Signe que même à notre époque hyper-permissive et dans nos pays en pertes de repères, cette situation de la personne humaine est encore convoitée, même si l’on souhaite souvent s’en débarrasser, et de plus en plus jeune.

Mais, au-delà du caractère dégradant que peuvent revêtir ces pratiques, pourquoi le fait même d’être vierge a-t-il été valorisé ? Est-ce seulement religieux ? Pourquoi certains états de vie valorisent-ils encore la virginité ? Et dans la virginité, que recherchent-ils ? On connaît l’ambiguïté d’une notion comme la pureté, qui peut tantôt renvoyer à l’innocence et la transparence, tantôt à la séparation et l’exclusion. Autre question : malgré quelques exceptions, d’où vient le discrédit quasi-général qui frappe la virginité (ou la chasteté) ? Est-il seulement à mettre en rapport avec les phénomènes de sécularisation et d’ignorance des structures qui lui donnaient son sens, ou bien, plus fondamentalement, la valorisation de la virginité n’est-elle pas un outil de pouvoir et d’oppression ? Enfin, on pourra aussi s’interroger sur les conditions qui permettraient à une virginité adulte d’exister, et de véhiculer un message de présence, au cœur de l’homme, de l’absolu et de l’offre de soi-même. La virginité peut-elle être un signe de maturité ?

Merci de faire passer le message autour de vous, et bien sûr nous vous attendons nombreux pour évoquer cette question épineuse… !

Yves Millou

CTU de Rouen

 

Millou

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