Café théologique: Les laïcs chrétiens ont-ils voix au chapitre?

le 08/01/2014

Bonjour à tous,

La prochaine séance du Café théologique se tiendra le mercredi 8 janvier 2014, de 17h30 à 19h, au café Saint-Saëns, 120 rue du Général Leclerc à Rouen.

Il s’agira du 100e Café théologique !

Pour cette occasion, et puisque les cafés ont été, depuis septembre 2002, un lieu de parole animé par des laïcs chrétiens, nous avons choisi le thème suivant :

« Les laïcs chrétiens ont-ils voix au chapitre ? »

La référente sera Mme Claudine Onfray, de la Conférence des Baptisé(e)s Francophones.

Cette question intervient alors que le Vatican vient de lancer une large consultation pour préparer le Synode sur la Famille qui se tiendra à Rome en octobre prochain, et elle s’adresse à toutes les « Eglises particulières », et plusieurs diocèses ont considéré qu’elle était ainsi adressée aux baptisés en général. S’il faut évidemment se féliciter d’une telle initiative (et y prendre part), si de telles propositions, peut-être, seront davantage faites à l’avenir au sein de l’Eglise catholique, il n’est peut-être pas mauvais de rouvrir le dossier de la participation des laïcs aux débats dans notre Eglise où (le café théologique en témoigne) une réelle liberté d’expression existe. Mais celle-ci ne semble pas toujours satisfaisante, et le temps n’est pas si loin où les laïcs étaient considérés comme le « troupeau » que les pasteurs faisaient paître. Ceux-ci naturellement représentaient l’autorité d’une institution hiérarchique.

Il n’est pas question cependant de réactiver une opposition entre hiérarchie et laïcat, mais peut-être d’abord de questionner le terme et la fonction du laïc : certains le récusent, disant que l’église est constituée d’abord de baptisés : qu’est-ce que cela veut dire ? Car celle-ci, en marche vers le Christ, se doit d’être guidée et gouvernée (rôle des évêques). Autrefois, les prêtres recevaient seuls mission de leur évêque, et leur place était peut-être plus claire : aujourd’hui les ministères peuvent être donnés à des laïcs, et même doivent l’être, puisque les prêtres sont moins nombreux. Il semble donc légitime que ces laïcs aient « voix au chapitre », c'est-à-dire part dans les décisions qui engagent la vie de l’Eglise. Quelle doit être alors leurs relations avec l’évêque, et dans les instances représentatives ? Comment trouver l’équilibre nécessaire pour que les charismes des uns et des autres (clercs et laïcs) puissent s’exprimer au bénéfice du corps tout entier ?

Venez partager votre expérience, poser vos questions et participer au débat !

Merci de votre attention,

Yves Millou

Pour l’équipe d’animation des cafés théologiques

Millou

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