café théo: la liberté - concept républicain ou valeur évangélique ?

le 01/01/1970

Bonjour,

Vous êtes invités à venir assister au prochain café théologique du mercredi 2 avril sur le sujet suivant :

« La liberté : concept républicain ou valeur évangélique ? »

Le référent sera Jean-Marc Goglin, docteur en philosophie et professeur d’histoire.

La séance a lieu de 17h30 à 19h au café Saint-Saëns, 120 rue du Général Leclerc à Rouen.

L’alternative de notre question n’est qu’apparente : le mot appartient évidemment aux deux traditions entrelacées, et le café théologique ne va pas se transformer en tribune revendicatrice d’un héritage aussi diffus que celui de la liberté. On connaît la phrase de Valéry : « la liberté, un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens et qui chantent plus qu'ils ne parlent. » Or, si nous ne vous proposons pas comme programme de répondre à la question, parce qu’elle est trop piégée, quel est l’intérêt aujourd'hui de réfléchir sur l’origine de l’idée de liberté ?

Peut-être d’abord aura-t-on profit à cerner ce que nous voulons dire, en théologie, dans notre réflexion de croyants, lorsque nous utilisons ce mot. Des retours vers les références indispensables ne seront peut-être pas de trop, si nous voulons savoir d’où nous parlons (saint Paul, saint Augustin, saint Thomas, Luther…), mais nous ne pourrons pas nous passer de nous redire pourquoi et comment le christianisme a affaire à la liberté. Jésus parle peu de liberté. Et si le terme de libération résonne comme plus biblique, quels liens entretient-il avec elle ? A l’égard de qui (de quoi) le chrétien est-il libre ? Saint Paul répond : de la Loi. Mais peut-on vivre sans loi ? Et quels déterminismes accepter ?

L’idée de liberté, terme théologique et philosophique, est utilisée aussi en politique. Là, en face de la liberté, il y a tutelle, oppression, enrégimentement. Mais par ailleurs, tous s’accordent à dire que la garantie de la liberté civile et religieuse, ce sont des lois votées et respectées par tous. La longue tradition de réflexion sur le pouvoir en Occident s’est alimentée de la pratique religieuse : qu’en dire ? Peut-on (doit-on) encore parler de « pouvoir spirituel », par exemple, et qui le détient ? On répète que le modèle démocratique ne saurait s’appliquer à l’Eglise. Mais si liberté du chrétien il y a, si la liberté de conscience n’est pas un vain mot, comment articuler ces réalités individuelles avec la vie dans la paroisse, dans les communautés, et bien sûr dans la cité, où « les libertés » sont mouvantes…

Nous sommes en période électorale : venez débattre de ces questions et de celles qui vous semblent reliées, et faites passer l’information !

Pour l’équipe des cafés théologiques,

Yves Millou

Le café théologique est une émanation du CTU de Rouen (https://www.ctu-rouen.fr/)

Vous pouvez retrouver l'intervention (développée) de JM Goglin ici
 
     

 

Millou

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